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De Paris à Den Helder (Pays-Bas) en tandem


Lundi 6 août 2007 : Amien->St Valéry sur Somme


COMPTEUR
DST : 80.32 km
TPS : 4h26
MOY : 18.08 km/h
MAX : 40.04 km/h
TOT : 232.3 km
Ce matin : pluie ! 1er essai des surchaussures, concluant

Réveil 6h30, il fait plutôt chaud, c’est agréable. Bon timing au début du rangement stoppé net par l’arrivée d’une pluie battante ! Hélène envisage de ne pas sortir ni partir avant l’arrêt de la pluie, ça doit être parce que son bouquin est intéressant :)
Moi, comme je ne sais pas lire :-), j’ai la bougeotte. La pluie on se doutait qu’on allait la prendre, on va vers le nord et c’est d’ailleurs pour ça qu’on se trimballe des kilos de coupe-vent, poncho, surchaussures...
La pluie ralentit, on en profite pour plier bagage et partir. La pluie reprend en fait de plus belle mais il est trop tard. Le poncho spécial vélo se révèle plutôt bien pour ne pas tremper le cuissard, l’autre prévu pour la rando pédestre est moins top et nécessite quelques adaptations. Les surchaussures ont 2 inconvénients :
- l’entrée d’eau par les chevilles car un peu lâches (taille 50 pour moi qui chausse du 43 pour que ça passe sur des chaussures de vtt et non pas de vélo de course)
- Ca condense un peu la transpiration des pieds
A part ça c’est génial, et pour avoir testé sans il y a quelques semaines, on avait les pieds trempés qui font flic floc au bout de 10/15 minutes de pluie intense. Avec, seul le haut des chaussettes est un peu mouillé et le reste des chaussures juste humide.

Le look On poursuit donc ainsi notre route vers Abbeville. LN a la bonne idée de nous faire dévier de notre itinéraire (c’est elle qui a les cartes à l’arrière) pour nous faire tester une petite côte à un paquet de pourcents qui heureusement aboutit sur une boulangerie chez qui nous trouvons 2 pains au chocolat forts appréciables sous ce temps pourri.
Nous déjeunons le long d’un stade pendant une accalmie mais ce midi pas de glandouille ni de sieste au programme, c’est trop mouillé par terre et le temps menace toujours.
Les commerçants nous font les gros yeux quand on leur demande une cartouche de gaz « à valve ». Même pas une Primus ou une Coleman, non une bête camping gaz (CV270) Hélène leur explique le principe (par rapport aux cartouches perçables), ils trouvent ça ingénieux... mais n’en ont pas pour autant. Pas grave ça attendra plus tard, ce n’est pas urgentissime, mais on préfère s’y prendre à l’avance.


Ici les bottes de pailles sont protégées de la pluie... ça veut tout dire... Le vent dans le nez nous rejoignons une piste cyclable le long d’un canal à la sortie d’Abbeville. Les nuages s’espacent et on aperçoit enfin le soleil. Quelques dizaines de minutes plus tard c’est un port qui nous accueille et nous arrivons finalement à Saint Valéry sur Somme en bord de mer sous un super soleil. Nous avons rejoint la mer en 3 jours, pas mal !
Le premier camping est 4 étoiles est à 27.50 euros la nuit + taxe de séjour, on passe notre chemin et se réoriente vers quelques chose de plus raisonnable. Ce soir c’est de nouveau camping car on a besoin de pouvoir s’installer rapidement afin de faire sécher tout ce qui est mouillé (lessive d’hier pas sèche, tente, ponchos...) Nous sommes par ailleurs super contents des sacs étanches de notre remorque puisqu’il n’y a strictement rien de mouillé dedans... ça tient ses promesses... par contre si on met des trucs mouillés dedans... ça reste mouillé... on ne peut pas tout avoir.
On part à la recherche d’un petit supermarché pour faire quelques courses et trouver notre cartouche de gaz. Intermarché et ses mousquetaires nous apportent le réconfort, du gaz, une éponge pour remplacer la notre qui a mystérieusement disparue (no comment) ainsi qu’un apéro à base de Pringles et de jus d’orange ainsi que plein de trucs à manger pour les jours à venir.
A la caisse une grognasse qui arrive juste derrière nous ose un « ça ne vous dérange pas si je passe avant vous ? » en commençant à nous doubler. Elle a 3 articles, nous une douzaine, elle peu bien attendre un peu... « Mon chien est resté dans la voiture et a chaud ! » On lui répond non et elle est interloquée, elle ne s’attendait pas à ça...
- Vous devez pas aimer les bêtes vous ?
- ... non pas spécialement...
J’enchaîne « Les personnes qui n’aiment pas les bêtes ce sont celles qui les laissent en plein soleil dans une voiture » Elle marmonne des trucs à base de « jpeux pas l’amener ici » et « c’est pour lui » en désignant la pièce de bœuf dans la barquette !
On passe nos articles, paye rapidement même si j’ai une folle envie de jouer le coup de « ah mince la carte bleue ne passe pas »... finalement quand on s’éloigne elle nous crie devant tout le monde « je vous souhaite tout le malheur du monde », 2 fois de suite si jamais au fond du supermarché ils n’avaient pas bien entendu. On sort en souriant, on a la même idée tous les deux : tu vois pas une caisse avec un clébard dedans qu’on crève ses pneus... ? M’enfin... passons ...
On s’offre un petit ralongis avec belle montée comme seule Hélène est capable (avec le plan détaillé dans les mains) et hop retour au camping. C’est cool la remorque (vidée avant de partir) pour faire les courses !
Douche, lessive et ... apéro. Le soleil descend doucement, le linge sèche, LN lit, moi j’écris... tient j’écris ça souvent en vacances moi d’ailleurs. On donne quelques nouvelles à ma sœur par téléphone, tout va bien, on avance bien, tout roule...
Ce soir au diner : Tomate, steak haché, pommes de terre paillasson, melon : le luxe de la sortie du supermarché.
Finalement le temps passe vite, la tente est un vrai bordel et le temps qu’on remette un peu d’ordre il est 22h10, du coup on repousse un peu le réveil : 7h00 demain.

Le temps se maintient... sans pluie... Ce soir, du frais au diner ! On étrenne notre poêlle... en fait elle sert 99% du temps de simple couvercle.