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De Paris à Den Helder (Pays-Bas) en tandem


Jeudi 9 août 2007 : Tournehem sur la Hem ->Oostcappel (frontière belge) -> Diksmuide


COMPTEUR
DST : 92.24 km
TPS : 5h02
MOY : 18.34 km/h
MAX : 38.09 km/h
TOT : 458.6 km
Premier moulin Les petits bleds prennent une allure Belge, la frontière approche

Nuit bof, encore mal au dos et le réveil est difficile car il fait froid. On est bien dans nos duvets et le sac à viande (sac en soie, étrennés pour l’occasion).
On plie finalement assez rapidement puisque 1h50 plus tard on est partis. On poursuit la LF1 et ses caprices, parfois sympas (petite route tranquille, petite montée pour découvrir notre premier moulin...) et parfois moins drôle (ralongis + grosse montée pour pas grand-chose). Le temps est grisouille mais se maintient sans pluie.
On déjeune tôt (11h30/35 km) à Wormhout car il y a un Super U pas loin et on veut faire le plein juste après. On se plante mais finit par trouver le fameux supermarché... qui est sévèrement fermé ! Rideaux de fer + panneaux de permis de construire pour agrandissement. On n’arrive pas à savoir si c’est juste fermé entre midi et deux (pas d’horaires affichés) ou carrément fermé pendant 1 mois pour travaux.
On repart donc bredouilles. Ce n’est pas urgent non plus, on a de quoi diner ce soir sans souci.

Frontière belge, passée sous un temps maussage On reprend donc la route, direction la Belgique. C’est plutôt plat même si le temps se gâte. On envisage une étape pas trop longue : trouver un camping peu après la frontière. Il se met à pleuvoir et ce de plus en plus. On ne trouve aucun camping, on continue donc, le bivouac n’est pas trop envisageable dans le coin. LN a le moral dans les chaussettes, le vent, la pluie, les longues lignes droites interminables nous fatiguent bien. On voit à camping à 200m à vol d’oiseau mais aucun accès, on fait plusieurs km avant d’avoir une route perpendiculaire à gauche pour hypothétiquement rejoindre ce camping. Aucune indication, on laisse tomber. LN rêve d’hôtel et de chauffage, on continue donc jusqu’à la prochaine ville qui n’est plus très loin. LN rentre dans le premier hôtel qui semble correct et pas trop chic et ressort grand sourire : c’est 35 euros la nuit pour 2, petit dej compris et il y a un garage pour les vélos. Royal. C’est notre premier hôtel en Belgique, ce tarif bas digne d’un formule 1 en France ne nous inquiète pas plus que ça, c’est peut-être moins cher en Belgique qu’en France. De toute façon on est trop fatigués pour réfléchir... on aurait dû un peu en fait, puisqu’il y a eu une petite confusion dans la traduction du « nonante cinq »... et c’est en fait 95 euros ! Mais il est trop tard, on est dans la chambre... luxueuse... Tant pis !

Nuit à l'hôtel, séchage en règle Nuit à l'hôtel, séchage en règle Du coup on en profite à fond. Douche, lessive, séchage sur le radiateur, repos... et ce soir, des vrais lits. Retrouver le plaisir des bonheurs (presque) simples !
Hier je parlais des petites choses qu’on voit en vélo et pas autrement (enfin si à pied, mais pas en voiture) et ce soir j’aimerai justement aborder ces petits plaisirs oubliés. Toute l’année on profite de choses de plus en plus complexes : internet haut débit, home cinéma, restos « nouvelle cuisine »,... des trucs compliqués qui laissent entendre que les choses simples ne nous satisfont plus et nous paraissent acquises et normales.
En abandonnant tout ce confort, en ne partant qu’avec ce qu’on juge comme minimum, on se rend compte qu’on vit très bien. Il ne nous manque finalement pas grand-chose... et on apprécie alors beaucoup mieux ces choses simples : un thé chaud assis sur un banc à regarder les vaches dans un champ, un lit tout simple lorsqu’on redort dans « du dur », regarder toutes ces petites bestioles qui vivent une vie qui a l’air trépidante (pour elles hein, faut pas déconner non plus) en parallèle de la nôtre sans qu’on s’en préoccupe...
Bref, les vacances en vélo, mais c’est je pense aussi valable pour la rando à pied, c’est redescendre d’un cran sur l’échelle de la prétention, c’est se retrouver au même niveau que ce petit lapin qui gambade, au même niveau que les éléments : si la pluie a décidé de t’emmerder, c’est pas forcément toi qui gagne...
Bon alors c’est pas l’avis d’LN qui ronchonne un peu beaucoup quand tout ne va pas comme elle l’avait imaginé, mais c’est quand même avec un bonheur partagé qu’on regarde notre nouveau record : plus de 92 km dans la journée. L’ancien record était 89km lors d’un week-end en mai.
Demain si tout va bien : Brugge (50 km) et on y restera 2 jours pour découvrir et se reposer !
En attendant petit thé et diner dans la chambre, on espère également voir la météo à la télé. Le diner est royal, sur la petite table de la chambre, on boit dans des verres, ça change. Une fois de plus le sommeil ne tarde pas...

La chambre luxueuse Diner sur la petite table de la chambre, un côté agréablement décallé...