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De Paris à Den Helder (Pays-Bas) en tandem


Samedi 25 août 2007 : Neerijsie -> Namur ->Yvoir


COMPTEUR
DST : 97.52 km
TPS : 5h36
MOY : 17.42 km/h
MAX : 41.02 km/h
TOT : 1508.9 km
Réveil 7h avec les lapins autour de la tente. Départ 9h après une rapide discussion avec un campeur qui connaît un peu Paris « Vous êtes de quel arrondissement ? » ça change des questions sur la remorque :-)
On refait quelques km en sens inverse pour reprendre notre route désormais tracée depuis Leuven jusqu’à Paris grâce à un guide assez précis, un peu comme celui de la LF1 pour la partie Boulogne sur Mer -> Den Helder.
On enchaîne pour rejoindre Hoegaarden, c’est bien vallonné. On avait imaginé y être vers 10h et il est finalement plutôt 11h30 quand on y arrive enfin après une descente assez périlleuse à 35 km/h sur des pavés. On s’arrête au café devant l’église pour déguster ... une Hoegaarden fraîche bien sûr. C’est l’une de nos bières « faciles à trouver » préférées à tous les deux. LN expérimente une Hoegaarden « rosée » à la framboise... une bière de filles comme elle dit, assez sympa.

Hoegaarden Hoegaarden : un bière fraîche On l’apprécie tranquillement tandis qu’un passant entame la discussion avec nous. Il a aussi un tandem et est intéressé par notre remorque (elle aura fait parler d’elle) on lui donne l’adresse du site d’extrawheel et nos impressions. Il habite ici et retape une vieille grange pour en faire un gite en partie pour justement accueillir des cyclistes de passage. Il nous explique comment sortir du village pour poursuivre sur la bonne voie. Sympa. Quand on repart, tout le monde nous regarde et nous fait signe « c’est super ce que vous faîtes, bravo ! »... c’est agréable !

Petit plaisir : une tourte (oui) aux pommes Petit café dans une tasse... originale On continue donc sur la RAVeL 2 (Réseau Autonome de VoiEs Lentes), une grande piste interurbaine afin de trouver un endroit pour déjeuner. Aucun banc ni table mais on trouve un muret d’un petit pont qui les remplacent très bien. Pain frais pour des sandwiches sous les yeux envieux d’une vache qui a l’air de s’ennuyer. Le luxe du jour c’est une tourte aux pommes, parfaite avec le petit café pris dans nos nouveaux pots de yaourts en plastique et plus bas que le précédent : ils rentrent dans nos bols ce qui leur évite de se faire écrabouiller dans les sacoches.
On repart direction Namur (Namen) toujours sur notre piste RAVeL. On se fait doubler par un cycliste qui se la joue « grand coureur », et je suis d’humeur joueuse, ça descend légèrement et le tandem bien chargé est à son avantage. On passe la plaque et on le ratrappe sans souci, on le colle un moment en pédalant doucement (avec 54 dents sur le plateau on peut pas non plus mouliner beaucoup) juste pour l’énerver un peu. Quand il ralentit on se rapproche, il ne se retourne pas mais sent forcément notre présence aux freins qui couinent lorsqu’on va le dépasser et qu’on est obligés de ralentir. Ca m’amuse. Il change finalement de direction à l’entrée de Namur... tant pis le jeu se finit...

On traverse tranquillement Namur... au début... mais lorsqu’on reprend notre piste cyclable officielle, on croise une rando à vélo « le beau vélo de RAVeL » (haha). Problème : la file doit faire dans les 5 km de long, avec des milliers de cyclistes qui prennent toute la largeur de la piste pourtant à double sens normalement... et nous on est à contresens par rapport à eux.
On galère pas mal, on est parfois bloqués, les gens ne nous voient pas toujours arriver, perdus dans leurs discussions... un peu stressant surtout en tandem ou les départs/arrêts/manœuvres d’urgences sont peu aisés. Enfin c’est malgré tout très chouette de voir autant de cyclistes !
On poursuit ensuite le long de la Meuse et le paysage change vite, on se croirait en pleine montagne, avec des falaises de plusieurs centaines des mètres de haut. Quelques passages pavés bien tape-cul mais c’est quand même chouette de longer le fleuve. On reprère 2 campings : le premier, le gérant est introuvable même en demandant et en se faisant aider par un campeur qui le connaît bien. Le second on a des doutes s’il s’agit vraiment d’un camping pour les gens de passage. Pas d’accueil, personne, 0 indication.... On revient au premier. Pas beaucoup mieux, la voiture du gérant n’est maintenant plus là et toujours personne.

Namur Un superbe château un peu après Namur Ce soir on dort juste devant un sympathique petit ruisseau

On décide donc d’aller un peu plus loin (5 km sur la carte).On les fait rapidement et trouve de nouveau des indications pour 2 campings. On prend le premier... qui ne se montre pas. On enchaîne les km s’éloignant toujours plus de notre route principale. Aux moments où on se dit qu’on a du le louper, à chaque fois on tombe sur un panneau nous confirmant que non, il faut bien continuer on est dans la bonne direction. Ce n’est qu’après encore un bon nombre de méandres qu’on finit par le trouver. C’est bien perdu « camping du repos » tu m’étonnes, c’est au milieu de nulle part ! On nous place près d’un petit ruisseau, le bruit de l’eau est apaisant. 97 km dans les jambes, encore un beau score après le record d’hier. Si le camping est raisonnable (10 euros), les douches sont exorbitantes : 1.50 euros pour quelques minutes d’eau chaude. A 2 il nous faudra 3 euros pour pouvoir se rincer sans souci.
Plâtrée de spaghettis, que je loupe pour la première fois. La sauce déshydratée pompe toute l’eau, prend au fond, les spaghettis restent en paquets. Je rajoute de l’eau à 2 reprises pour m’en sortir. Enfin ça reste quand même mangeable et même bon avec du parmesan dessus ! Par contre la vaisselle va être sérieuse surtout qu’on a nos « tasses » de ce midi :-)
On recalcule notre itinéraire et en fait on a pas mal d’avance avec ces grosses étapes. On devrait être à Paris dans 4 jours... mercredi soir. On envoie un SMS à ma cousine qui habite dans un petit bled pile poil sur notre trajet à 90 km de Paris. On prévoit donc de passer une nuit chez elle et l’informe donc de notre probable date de passage.