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De Paris à Den Helder (Pays-Bas) en tandem


Dimanche 26 août 2007 : Yvoir -> (près de) Chimey


COMPTEUR
DST : 81.53 km
TPS : 4h20
MOY : 18.81 km/h
MAX : 50.79 km/h
TOT : 1590.5 km
Dinant, avec son fort perché en hauteur Nuit toujours moyenne et surtout réveil... loupé. Pour la première fois je n’ai pas entendu la montre (LN ne l’entend jamais), je pense que le bruit du ruisseau « inhibé » par le cerveau au bout d’un moment n’a pas aidé. Réveil donc 7h45 au lieu de 7h. Pliage comme d’hab, rapide discussion avec nos voisins et on repart. On se fait doubler par un peloton de cyclistes du dimanche (des vrais vu qu’on est dimanche) sur vélos en carbone mais ils ne nous distancent pas et on reste dans le groupe. On papote un peu, ça descend très légèrement et le tandem + remorque est une fois de plus à son avantage, on roule peinards à 30 km/h, ils sont impressionnés « ça roule bien dites donc ». On reprend notre route qui longe toujours la Meuse, c’est superbe. Le soleil perce la brume, le temps s’annonce bien.

Préparation du repas On quitte ensuite les rives du fleuve pour prendre un peu d’altitude en empruntant de nouveau la RAVeL 2 direction Mariembourg. On déjeune grand luxe sur une table, le soleil est là, on traîne, on apprécie notre petit café pendant que le téléphone portable se recharge un peu au soleil. Le linge sèche un peu, ça fait 2 jours qu’il est humide et ça serait cool qu’il soit sec ce soir si on veut des affaires propres après la douche !
Les gens se marrent de notre chargement et comme c’est super calme on entend ce qu’ils se disent après nous avoir dépassé « t’as vu ils ont même le réchaud »... ça nous fait sourire, on ne passe jamais inaperçu. On se fait la remarque qu’a pas mal de reprise quand on dit bonjour aux cyclistes qu’on croise on a un doute « on les a pas déjà vus »... la réciproque est beaucoup plus simples : eux savent forcément s’ils ont déjà vu un tandem avec une remorque, ça ne court pas les pistes cyclables !
Un gamin qui marche à peine nous regarde avec 2 billes énormes à la place des yeux.
Avant de repartir je sens un truc me gratter au niveau du poignet : tiens une tique essaye de me pomper le sang. Marrant, j’avais justement fait un cour sur la tique il y a quelques jours à LN. J’ai déjà eu le droit à une il y a quelques années et j’ai eu le temps de me documenter par mal sur le sujet entre temps. Si 20% sont susceptibles de transmettre la maladie de Lyme, si on les retire dans les 24 heures après la morsure et qu’on ne les écrabouille pas le risque est quasi nul. Je briefe donc LN sur la méthode d’extraction à la pince à épiler et c’est vite réglé. On désinfecte par acquis de conscience mais à priori pas de souci à craindre.

On reprend finalement et c’est rapidement assez dur : le relief s’accentue et si d’un côté on fait des pointes de vitesse grisantes, on se tape en contrepartie des montées à beaucoup trop de pourcents à notre goût ! On transpire, on boit, on s’arrête, on reprend. Le soleil tape bien mais on ne va pas se plaindre. On s’en sort finalement pas trop mal et le camping prévu se trouve pile poil sur notre route : zéro détour, c’est cool !
On achète quelques trucs à la mini épicerie pour diner ce soir et on va au café juste à côté pour siroter une bière. On s’est trouvé un canapé et des fauteuils dans une véranda avec le soleil qui descend et pas le vent frais. Je vous laisse imaginer : on est bien et on trainouille... On repart finalement car il fait faim et on veut aussi éviter de cuisiner trop tard car comme je l’ai déjà dit : à la lampe frontale, tout devient tout de suite beaucoup plus compliqué. Certes il y aura des pâtes au diner, mais avec des tomates en entrée et une nectarine super bonne en dessert.

Une bière de plus Une bière de plus Chouchou et Loulou ?