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De Paris à Den Helder (Pays-Bas) en tandem


Mardi 28 août 2007 : Suzy -> Saintines


COMPTEUR
DST : 80.26 km
TPS : 4h26
MOY : 18.13 km/h
MAX : 52.25 km/h
TOT : 1773.9 km
Bivouac au milieu de nulle part Réveil 6h20 pour changer. Comme on va chez ma cousine, on veut essayer d’arriver assez tôt pour profiter de la soirée avec eux (elle et son mari tout frais). A priori 80km aujourd’hui. On plie notre bivouac tranquille en hallucinant devant le nombre de limaces orange fluo et on attaque la montée abandonnée hier. Ca commence très fort, surtout à froid. On traverse quelques petits bleds dont un avec la « porte de Laon », vestige d’une période où le « fief » devait s’étendre bien au-delà des murs de la ville. Nos oreilles interceptent le klaxon familier de la camionnette d’un boulanger et quelques mots sur notre périple plus tard nous voilà avec 2 pains au chocolat dans les sacoches.


Porte de Laon C'est bon la gourmandise : nous confirmons ! On se fait doubler par 2 cyclistes belges avec qui on discute un peu. On apprend qu’hier ils ont fait Leuven->Laon. On réfléchit un peu, ça fait 200 km, il nous a fallu 2 jours pour le faire ! Ils sont peu chargés et sont donc à priori logés (et nourris) en chambre d’hôte) ce qui facilite leur progression, mais ils nous confirment bien qu’ils font entre 200 et 260 km par jour ! Ce soir ils dorment à Paris !
On passe un petit moment à estimer le temps qu’ils doivent passer sur le vélo chaque jour. A 25 km/h ça fait entre 8 et 10 heures de vélo hors pauses. La folie !
On se farcit encore quelques côtés sévères avant de s’arrêter déjeuner dans la forêt de Compiègne. On repart assez rapidement car à l’ombre dans les bois il faille un peu et on a hâte d’arriver à Saintines.
Comme hier pour la cathédrale de Laon, on est bien contents de voir le château de Pierrefonds sur les hauteurs... sans pour autant avoir à grimper à son niveau. Ce n’est pas de repos pour autant.
L’arrivée à Saintines se fait finalement assez rapidement. On fait la rue principale dans toute sa longueur en notant mentalement la perpendiculaire qui nous semble la plus logique pour rejoindre la maison de ma cousine. On n’a qu’un vague souvenir car on n’est venus qu’une seule fois. On refait la rue dans l’autre sens et prend cette fameuse rue... notre intuition est bonne puisqu’on arrive directement chez eux. Ouf. Ma cousine n’est pas là, pas grave, on se pose dans le jardin : chouette un hamac !
Première fois au passage que notre estimation est bonne : 80 km programmés, 80 km parcourus !!!
En fait ma cousine était bien là mais n’a pas entendu la cloche de la maison. Pas grave on s’est reposés un peu. On discute, raconte nos exploits devant une boisson « luxe » et on se prend une bonne douche chaude.
Diner encore plus luxe avec même du vin, la classe ! On traîne et ce n’est qu’après 23h qu’on se couche. Pourtant l’étape de demain est longue : 90 km donc il ne faut pas partir trop tard non plus.